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Bertrand Camescasse, Société Générale |
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Pouvez-vous nous présenter votre parcours, votre métier ? Après 13 années passées à travailler en agence, je m’occupe depuis un peu plus de 2 ans de l’animation du marché des professionnels pour le sud de l’Ile de France. Je sers en quelque sorte de courroie de transmission entre les services du siège et les directions locales dont dépendent les agences. Société Générale compte 370 agences sur ce périmètre. Je suis également en contact avec des partenaires comme HDSI.
Comment étudiez-vous les dossiers de création d'entreprise ? En plus de votre expertise, sont-ils soumis à un comité spécifique ? La création d'entreprise nous intéresse ! Nous sommes nous aussi commerçants et sommes à la recherche de nouveaux clients. 63% de nos entrées en relation sont des affaires de moins d’un an. Elles sont généralement liées à une demande de financement. Dans ce contexte, nous essayons de nous appuyer sur nos partenaires, comme les experts comptables, et sur les réseaux d’accompagnement. Dans nos agences nous avons des spécialistes appelés « conseillers supports » qui peuvent aider si besoin nos collaborateurs juniors. Des « fiches métiers » sont par ailleurs mises à disposition et nous demandons à notre force de vente de se rendre dans les locaux de nos clients et prospects pour développer leurs connaissances sur les différents types d’activité. Les directions locales dont dépendent les agences peuvent décider en dernier ressort quasiment tous les dossiers présentés. Les particularités locales sont donc connues des décideurs.
Quel est votre lien avec Hauts-de-Seine Initiative ? (convention, partenariat…) Société Générale est partenaire de France Initiative. Nous demandons donc à nos directions locales d’être partenaire des plateformes locales de ce réseau. C’est le cas pour HDSI qui travaille étroitement avec nos directions du 92. Concrètement, nous nous faisons de la prescription réciproque pour faire aboutir les projets des créateurs et nous participons aux comités d’engagement.
Comment l’action et le financement de l’association peuvent-ils vous aider dans l’étude de financement de ces projets ? L’expertise d’HDSI, par exemple pour des activités difficiles à appréhender comme les sites internet, et leurs dispositifs (prêts d’honneur, parrains) nous sont des aides précieuses qui permettent de compenser certaines faiblesses des dossiers reçus comme le manque d’expérience ou le manque d’apport.
Avez-vous déjà financé des projets s’inscrivant dans l’Economie Sociale et Solidaire ? Ce marché nous intéresse mais doit encore être développer avec HDSI. Cela fait partie de nos ambitions pour 2012.
Quelles difficultés rencontrez-vous dans votre travail ? La crise économique, les élections à venir, l’effet grossissant des médias véhiculent de nombreuses idées fausses comme par exemple le fait que les banques ne prêtent plus. C’est bien évidemment complètement faux. Idem pour l’amalgame souvent fait entre traders, banquiers et conseillers de clientèles. Ces personnes ne font pas le même travail et n’ont pas les mêmes responsabilités ou revenus.
Quels conseils donneriez-vous aux créateurs qui souhaitent se lancer et qui cherchent des financements bancaires ? Vaste question. Je me limiterai donc au domaine bancaire. Par-delà les conditions du prêt, négocier également les conditions de fonctionnement du compte. Et la qualité de l’interlocuteur me semble par ailleurs déterminante dans le choix de sa banque.
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Les Services à la Personne, étude réalisée par Pierre Conreaux |
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Pierre Conreaux, étudiant et responsable du Pôle Entrepreneuriat à l’ESG MS Consulting, a réalisé lors de son stage à Hauts-de-Seine Initiative, une étude sur les Services à la Personne :
Hauts-de-Seine Initiative a accompagné l’engouement qui entoure le secteur des services à la personne, en participant au financement et à l’aide au développement de 31 entreprises. Le nombre de créations dans le secteur connait une hausse importante depuis 2007, l’association a financé 7 entreprises sur la période 1999-2006 contre 24 entre 2007 et le deuxième trimestre 2011.
L’accroissement de la tendance nous conduit à analyser le secteur. L’objectif de l’étude est double : évaluer le résultat de l’action de financement d’HDSI et déceler les facteurs clés de réussite dans les services à la personne
L’activité des entreprises financées par HDSI
Les services à la personne ont pendant un temps véhiculé une image ambivalente, à la fois perçu comme un secteur à fort potentiel et un milieu de « petits boulots ». La crise économique a joué un rôle de révélateur, démontrant la force du secteur. En effet, les services à la personne se distinguent avec la création de 11 000 emplois en 2010, alors que le reste de l’économie recule (cf. Agence Nationale des Services à la Personne). Le même constat s’impose pour les entreprises du réseau HDSI. Elles sont solides : le taux de pérennité sur 3 ans est de 95 %.
Sur l’exercice 2010, elles ont réalisées un chiffre d’affaires moyen de 355 556 € pour un résultat de 12 029 €, soit un taux de marge de 3%. Ce qui s’explique en grande partie par une masse salariale représentant 80 % du CA.
L’activité passe nécessairement par le recrutement, le modèle économique du secteur à un potentiel de création d’emploi élevé. Les prévisions d’embauches initiales sont amplement dépassées, elles représentaient 106 emplois et le niveau actuel d’embauche est de 467 emplois.
Notons tout de même que dans la majorité des cas ce sont des emplois précaires, pour la plupart des CDI à temps partiels.
Lors des entretiens avec les dirigeants, il est ressorti très nettement deux facteurs clés des services à la personne, à savoir les ressources humaines et la prospection. |
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Sophie Geoffroy, ATHENIUM FILMS |
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Rencontre avec Sophie Geoffroy, créatrice de la société ATHENIUM FILMS.
Présentez-nous votre activité :
Créée en 2007, ATHENIUM FILMS produit des films faisant appel aux dernières technologies du numérique pour « rendre sensible et visible » le monde qui nous entoure avec exigence créative et innovation. Nous réalisons tout type de contenus audiovisuels, fictions, programmes TV, Web, pubs, films institutionnels, habillages, animations 2D/3D et assurons un service de prises de vues aériennes écologiques avec l’ATH-EX1.
Racontez nous votre parcours, qu’est-ce qui a fait de vous un entrepreneur ?
Après avoir effectué des études supérieures de cinéma et de communication, j’ai travaillé pendant plus de 10 ans en agence de publicité à conseiller un portefeuille de clients Grands Comptes sur leur stratégie de communication. Mon parcours dans la publicité, le conseil et l’événementiel m’a donné les acquis nécessaires pour créer ma société de production. Mes expériences professionnelles m’ont permis de gagner en indépendance et de gérer sans stress ce nouveau challenge : produire et développer des films de fictions pour le cinéma et la télévision mais aussi mettre nos compétences au service des entreprises et des agences de publicité pour valoriser les territoires de marques grâce à des films séduisants et vivants.
Avez-vous rencontré des difficultés ? Des choses plus faciles à mettre en place ?
Malgré les savoir-faire et les nombreux talents que constituent les équipes d’ATHENIUM FILMS, il nous fallait gagner la confiance de nos clients et prouver que nous pouvions assurer toutes les étapes de la vie des films qui nous étaient confiés dans le respect du cahier des charges et des budgets. Les premiers films réalisés ont servi de « carte de visite » et le bouche à oreille a largement contribué à faire notre réputation et développer notre clientèle. Il m’appartient aujourd’hui de fidéliser nos interlocuteurs qui apprécient notre créativité et notre disponibilité et de faire connaître nos nouveaux services et outils de production. Dernièrement nous avons enrichi notre offre avec de la prise de vue aérienne écologique : l’ATH-EX1 est un véritable steadicam volant que nous avons développé pour libérer la caméra de ses contraintes physiques et proposer des images spectaculaires. Cette particularité nous permet aussi de nous distinguer par rapport à nos concurrents et de faire rimer production audiovisuelle innovante avec Développement Durable. À ce sujet, ATHENIUM FILMS est la 1ère société de production à obtenir la marque EnVol. Les actions de management environnemental que nous avons mis en place depuis la création d’ATHENIUM FILMS en 2007 nous permettent de répondre aujourd’hui aux exigences des entreprises, des institutions et des diffuseurs soucieux de communiquer tout en diminuant l’impact carbone de leurs films. Aussi, un bilan carbone est proposé à nos clients pour chaque film réalisé.
Avez-vous été aidé par des organismes d’accompagnement dans la mise en place de votre projet ? Comment ? Cette aide a–t’elle été importante dans votre avancée ?
Grâce à l’Association Coup de Pouce gérée par la Direction du Développement Economique de Rueil-Malmaison où j’ai implanté le siège de ma société, j’ai été extrêmement bien entourée et accompagnée dans mes démarches durant toute la phase de création d’ATHENIUM FILMS. J’en profite d’ailleurs pour remercier chaleureusement les professionnels bénévoles qui m’ont accompagné dans le montage de mes dossiers. Cette aide est essentielle pour ne pas perdre de vue la mise en place de son projet : élaboration du business plan, établissement du prévisionnel à 3 ans et préparation des rencontres avec les financeurs, notamment les banquiers ou les comités de sélection des organismes de prêts comme Hauts-de-Seine Initiative.
La rencontre HDSI : Comment avez-vous rencontré l’association ? Quelle a été la valeur ajoutée du financement HDSI ?
Il n’y a pas de création sans fonds… L’association Coup de Pouce m’a conseillé de contacter Hauts-de-Seine Initiative pour obtenir un prêt d’honneur avec le FGIF (Fonds de Garantie pour la création, la reprise ou le développement d’entreprises à l’Initiative des Femmes). Grâce à Hauts-de-Seine Initiative, j’étais sûre de pouvoir garantir le financement de ma société et de valider mon prêt bancaire sans caution personnelle. Mais leur intervention ne s’arrête pas là… Hauts-de-Seine Initiative vous accompagne tout au long de la phase de lancement de votre activité avec la possibilité de suivre des formations, de participer à des concours et de se faire connaître.
Les projets à venir ?
Après « Le Progrès en Questions » diffusé sur France 2 et France 3, nous préparons une nouvelle émission pour valoriser cette fois les plus beaux textes de littérature avec un concept de réalisation inédit qui met également en avant le patrimoine architectural de la France et fait vivre « grandeur nature » les personnages mis en scène de manière spectaculaire notamment avec l’ATH-EX1. Le public pourra participer et interagir s’il le souhaite sur les différents supports de diffusion proposés (TV, Web, mobile).
Si vous pouviez donner un conseil à un créateur qui souhaite se lancer ?
Créer son entreprise, même après des années d’expériences professionnelles, c’est un peu comme repartir de zéro ! Il faut prendre le temps de construire son business plan, organiser sa stratégie de communication pour se faire connaître et ne pas hésiter à demander des conseils pour ne pas se lancer dans la précipitation. Les trois premières années d’activités sont déterminantes… Il y aura sûrement des hauts et des bas, mais quoi qu’il en soit il ne faut pas baisser les bras et se laisser envahir par les doutes. Inscriviez-vous dans des réseaux pour échanger avec d’autres entrepreneurs et positiver ! L’argent est le nerf de la guerre : pensez à garder une trésorerie confortable qui vous sera salutaire en cas de baisse d’activité. Bon courage aux futurs créateurs !
http://www.athenium.fr/
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Le projet a démarré dans la société People to People en novembre 2001 lorsque nous avons eu l’occasion d’installer les premiers services locaux de mises en réseaux de personnes à Issy les Moulineaux et dans le 17ème arrondissement de Paris. Cette entreprise a fermé en mai 2003 sous l’effet de l’explosion de la bulle Internet. Convaincu du potentiel de ce projet, 2 de mes collègues et moi-même avons décidé de nous y consacrer, dans un premier temps via une entreprise intermédiaire, puis à partir de juin 2005 dans une société dédiée que nous avons créée tous les 3. Etyssa a donc vu le jour le 7 février 2006. L’idée initiale, créer du lien entre les gens en s’appuyant sur un outil Internet, est resté le principe dominant.
Comment êtes vous devenu entrepreneur ?
J’ai une formation généraliste sur les métiers de gestion, du commerce et de la communication avec une spécialisation en finance de marché (ESC Tours). L’envie de créer et d’initier des projets a toujours fait partie de mes envies. Lors de mes études j’ai eu plusieurs opportunités dans le monde associatif mais toujours de manière ponctuelle. Il me manquait une expérience durable. Un malheur cachant toujours un bonheur, la liquidation de la société People to People en 2003 a été l’élément déclencheur qui m’a donné l’opportunité de passer à l’action sur un projet qui me correspondait parfaitement. J’avais les bases pour prendre en charge toute la partie non-technique du projet et mes 2 associés couvraient tous nos besoins sur la partie technique. Nous étions très complémentaires et avions eu l’occasion de travailler ensemble pendant plus de 2 ans. L’existence de ce groupe a donc été déterminante pour l’amorçage du projet. Je me suis d’ailleurs rendu compte que j’avais besoin de cette sensation de cohésion et de force pour me lancer.
Outre HDSI, avez-vous été accompagné par un ou plusieurs organismes ?
J’ai beaucoup parlé de ce projet autour de moi tout en gardant une très forte conviction sur mes intentions et sur le fait que je devais apprendre à m’écouter et à me faire confiance. Dans le fond je n’ai pas réellement été « accompagné » car je n’ai jamais vraiment cherché à l’être. J’ai plutôt eu des miroirs qui me renvoyaient face aux faiblesses et aux forces de notre projet. Il s’agissait d’ailleurs plutôt de personnes que d’organismes. Nous avons rencontré 2 ou 3 fois des membres de l’association Ressac volontariat qui regroupe des retraités bénéficiant de compétences diverses. C’était un échange intéressant car ces personnes étaient d’univers très différents du notre. Cela nous a permis de mettre le doigt sur certains défauts, notamment dans la présentation de notre projet. Mon entourage familial a également joué un rôle très important car leurs remarques faisaient échos à des choses plus personnelles. Enfin j’ai travaillé avec un expert comptable pour le montage financier (en utilisant les chéquiers conseils). HDSI et la banque populaire sont plutôt arrivés en fin de préparation du projet.
Quelles ont été les difficultés rencontrées ? les bonnes et mauvaises surprises ?
Sur le montage du projet nous n’avons pas réellement rencontré de difficultés car notre groupe était solide et les compétences très complémentaires. Compte tenu des faibles moyens financiers dont nous disposions, nous avons tout de suite décidé de partir sur un projet à notre portée. Il n’était donc pas question de s’engager dans une structure nécessitant une levée de fonds. Cela ne nous correspondait pas et nous avions en plus la mauvaise expérience de la start-up People-to-People. La seule première réelle difficulté a été l’apport personnel dont nous ne disposions pas. C’est là que Hauts de Seine Initiative est intervenue et nous a donné le coup de pouce nécessaire. Ensuite les choses se sont mises en place naturellement et sans accros majeurs. Enfin, c’est le souvenir que j’en ai car quand on est dedans les choses ne sont jamais aussi simples que cela ! Je pense que ce qui explique cette absence de vraies mauvaises surprises c’est que notre projet a été monté dans le respect de nos capacités. En quelque sorte nous n’avons pas eu les yeux plus gros que le ventre.
Quelle a été votre stratégie afin de vous faire connaitre ? Comment avez-vous démarché votre clientèle ?
Nous étions dans la continuité d’une activité. Donc en rachetant le service de mise en relation des habitants nous avons également racheté la clientèle qui existait. A ce moment là il y avait 6 ou 7 collectivités qui utilisaient la plateforme. Ces premières références, qui faisaient partie des villes pionnières en matière d’Internet public, constituaient donc nos premières vitrines. Ensuite nous avons procédé de manière très structurée et directe par téléphone, tout simplement. Cette méthode de travail est encore appliquée aujourd’hui. J’y suis particulièrement attachée car on maîtrise beaucoup mieux sa relation commerciale. Par contre c’est long, parfois fastidieux et il faut être particulièrement méthodique. L’avantage que nous avions c’est que je prends beaucoup de plaisir à faire ce travail, donc je ne l’ai pas vécu comme une contrainte. Le réseau a ensuite permis d’amplifier le mouvement. Nous avons plutôt une réputation d’entreprise sérieuse et produisant un travail de qualité. Nos interlocuteurs dans les collectivités ont donc porté notre message.
Avez-vous mis en place une stratégie de marketing-communication ?
Non. Nous n’avons pas considéré que c’était stratégique pour nous. Sur notre marché et compte tenu de nos méthodes commerciales, nous pouvions nous en passer. Je précise tout de même que j’ai un regard assez critique sur la communication. Je considère qu’un travail commercial bien fait constitue déjà une action de communication et que la qualité de nos prestations et de nos accompagnements clients doit engendrer de la communication par nos clients, par la presse locale ou spécialisée. Nos clients sont donc nos meilleurs communicants. Il y a un an nous avons tout de même tenté de mettre en place des opérations de Relation presse mais nous avons arrêté il y a quelques mois car le résultat n’était pas suffisamment satisfaisant.
Un conseil à quelqu’un qui souhaite se lancer ? Une conclusion sur votre expérience ?
Je suis particulièrement attaché à l’écoute de soi et des autres. Un créateur doit avant tout se poser sincèrement la question des raisons de la création de son entreprise. Un créateur le faisant pour son épanouissement personnel ou par conviction forte et un créateur le faisant pour son image ou pour l’argent ne créeront pas de la même manière et le résultat final sera sûrement très différent. Ce qui compte selon moi c’est de faire preuve de discernement et bien connaître ses attentes. En gros être le plus lucide possible. Vous pouvez faire des choix contre nature mais vous devez alors en avoir parfaitement conscience. Méfiez vous également beaucoup et entourez vous si vous créez parce que vous ne parvenez pas à trouver un emploi.
Pour ceux qui démarrent en groupe, le choix des associés est très important. Personnellement j’avais besoin que nous ayons une même vision, que chacun prenne ses responsabilités et que, tous, nous y trouvions un épanouissement. Je vois aujourd’hui des créateurs partir avec des associés choisis principalement pour leur compétence. Pourquoi pas. Ce qui compte c’est d’être bien dans son projet.
Quelque soit la façon dont vous créez vous devez accepter que vous ne pouvez et savez pas tout faire. C’est en mettant son égo dans sa poche que l’on avance avec justesse. Et c’est également sous cette condition que l’intuition du créateur prend toute sa dimension car on est focalisé sur le projet, et non plus sur soi.
Un dernier conseil : prenez du plaisir !
Franck Lenoir, Dirigeant d'Etyssa www.etyssa.fr |
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Dédié aux vacances ou aux voyages d’affaires, e-romantic-hotels.com propose une sélection d’adresses de caractère, romantiques ou design en France ; boutique hôtel, maison d’hôtes design, chambre en ville, au château, au musée, table bio, domaine au cœur des vignes, péniche urbaine, cabane perchée de maître charpentier….
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La philosophie commune à tous : une architecture de caractère, une décoration raffinée et un véritable accueil, essence même du tourisme." Nous explique Isabelle Brigout, créatrice de la société.
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Comment est née l’idée du projet ?
C’est en écoutant mes clients, propriétaires de châteaux et hôtels en Normandie, que cette idée est née.
J’ai eu envie de repenser quelque chose de totalement nouveau, guidée par le vrai besoin d’un hôtel français de se faire connaître à l’international et parallèlement, l’envie de tout internaute voyageur exigeant et épicurien de trouver rapidement des adresses cachées, authentiques et qualitatives pour visiter la France dans de bonnes conditions: j’ai eu envie de faire bouger les lignes.
Ayant observé que les internautes non francophones n’avaient accès qu’à un choix réduit d’informations exclusivement publicitaires sur les hébergements français, il m’est venu l’idée d’offrir une vraie sélection éclectique et qualitative au public mondial.
On fait gagner du temps aux internautes, ils réservent en trois clics une adresse testée, au meilleur tarif de l’établissement, sans aucune commission prise par le site.
Votre parcours avant la création d’entreprise ?
Ecole Boulle, Ecole Estienne, directrice artistique free lance depuis 15ans.
Avez-vous été accompagnée dans le montage du projet ? (par un organisme d’accompagnement, mais aussi pas votre entourage)
J’ai bénéficié d’un accompagnement par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, puis le relais fut pris par Hauts de Seine Initiatives avec l’obtention d’un prêt d’honneur pour financer le développement du site. La directrice marketing du site ainsi que ma famille sont entrées au capital de l’entreprise.
Quelles ont été les difficultés rencontrées ? Les choses les plus difficiles à mettre en place ?
Internet est un media incontournable mais très nouveau qui par ses débuts sulfureux et son extraordinaire développement actuel fait un peu peur ; dès que l’on parle d’Internet, on est assimilé à une start-up, alors que le business model de notre site est ultra classique puisque les établissements présentés payent leur présence et signent un contrat.
Comment avez-vous connu Hauts de Seine Initiatives ?
Par Monsieur Chambon de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris que je tiens à remercier ainsi que Monsieur Fayet de Hauts de Seine Initiative, qui m’ont fait confiance et m’ont aidé avec une exceptionnelle efficacité : moins de 15 jours entre la présentation de mon business plan finalisé et mon passage en Comité d’engagement !
Quels financements par Hauts de Seine Initiatives (montants etc) ?
Un prêt d’honneur de 6000€ m’a été accordé.
Une chose que vous auriez faite différemment ?
La recherche de financements, la période n’étant pas propice à l’obtention de prêts bancaires.
Des inattendus ? des surprises, bonnes ou mauvaises, bref des choses auxquelles vous ne vous attendiez pas ?
Beaucoup d’inattendus lorsque l’on monte une structure commerciale, un parcours obligé chronophage et procédurier, qui prend beaucoup de temps et d’énergie. Au registre des surprises amusantes, le passage en Comité d’engagement le jour de mon anniversaire.
Pensez vous que le fait d’être une femme change quelque chose ?
Etre une femme professionnelle de l’Internet n’a pas changé la donne sans doute parce que je suis très bien entourée ; outre le Comité de Sélection qui fait un travail formidable, j’ai la chance d’avoir une directrice marketing ultra pro et des prestataires qui aiment le travail bien fait, essentiel pour moi, car je suis très perfectionniste.
Un conseil à donner à quelqu’un qui souhaite se lancer ?
Dans la vie, il faut toujours réaliser ses rêves.
http://e-romantic-hotels.com/ |
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Aude Perdriel Vaissiere, agence Amalia |
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L’agence Amalia est une agence de conseil en marketing internet. Sa créatrice, Aude Perdriel-Vaissière a bénéficié cet été d’un prêt d’honneur de 5500 euros ainsi que d’un prêt NACRE, Nouvelle Aide à la Création Reprise d’Entreprise de 7000 euros.
Parlez nous de votre activité
Nous proposons du conseil en audit, plan média, externalisation de régie pour les sites qui ne peuvent ou ne savent commercialiser leur espaces publicitaires, conseils en conception de sites internet et optimisation de campagnes publicitaires sur les supports internet web 2.0.
Quel est votre parcours avant la création de votre entreprise ?
Avant de me lancer dans le grand bain de la création d’entreprise, j’ai travaillé pour de grandes entreprises américaines : Apple et Microsoft. J’ai occupé les postes de commerciale et de chef de produit. Le lancement de l’iPod en 2002 m’a définitivement convaincue de faire du marketing plutôt que du commercial. Je suis passionnée de nouvelles technologies et de nouveaux segments de marché.
De l’idée à la concrétisation… Comment est née l’idée, quelles ont été et sont vos motivations ?
L’idée nous est venue un soir avec mon associé en balayant nos compétences communes et complémentaires. J’avais eu la demande d’un client qui me demandait d’auditer pour son compte un site internet. Nous nous sommes assez vite rendus compte que beaucoup d’entreprises, petites ou grandes, ne connaissant pas grand chose au monde de l’internet, que ce soit d’un point de vue marketing, communication ou même technique. Nous avons donc décidé de mettre à profit nos compétences pour leur apporter une nouvelle façon de communiquer ou d’optimiser leur business.
Pensez vous que le fait d’être une femme a changé quelque chose dans ce parcours d’entrepreneuse ? Est-ce un avantage ? un handicap ?
Oui et non. Je ne pense pas que le fait d’être une femme décrédibilise vis à vis d’interlocuteurs financiers ou administratifs. En revanche, les partenaires ou les prospects sont souvent un peu surpris par le fait que ce soit une femme qui puisse créer et/ou gérer une entreprise.
Pensez vous qu’il est difficile pour une femme d’allier une carrière de chef d’entreprise à une vie privée / vie de famille ?
Je ne saurais dire pour l’instant car je n’ai pas d’enfants, en revanche créer son entreprise a un impact sur la vie personnelle c’est une évidence.
Avez-vous rencontré des difficultés ? Des choses plus faciles à mettre en place ?
La principale difficulté consiste à savoir par où commencer ! Il y a tellement d’informations, de choses à faire en même temps qu’il est nécessaire d’être bien entourée, de connaître en amont son business et les perspectives d’évolution.
Avez-vous eu des aides ou un soutien plus particulier du fait d’être une femme créant son entreprise ?
Non pas particulièrement j’ai la chance d’avoir autour de moi des compétences variées (qui sont toutes des femmes soit dit en passant !) comme une avocate, une comptable, une directrice administrative et financière. Ces aides précieuses m’ont donné la bonne marche à suivre.
Appartenez-vous à un club d’entrepreneuses ? Pourquoi ?
Non pas encore mais j’y compte bien !
La rencontre HDSI : Comment avez-vous rencontré l’association ? Quelle a été la valeur ajoutée du financement HDSI ?
J’ai rencontré l’association par l’intermédiaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris, l’antenne d’Antony. Nous avons monté le dossier ensemble et avons postulé pour les prêts d’honneur.
HDSI offre une grande souplesse dans le montage du dossier, un suivi personnalisé et des interlocuteurs très présents.
Par ailleurs mon chargé de projet a réussi le tour de force d’accélérer les choses en plein mois de juillet, chapeau !
Si vous pouviez donner un conseil à une femme qui souhaite se lancer ?
Allez-y vous n’allez pas le regretter
Agence Amalia
www.agenceamalia.com |
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Camille Despointes, prix de la créativité et de l'innovation |
| "Je me souviens lorsque l'idée du nom nous est venue avec mon mari alors qu'on dînait au restaurant". Camille Despointes, créatrice de "Viens jouer à la maison" a remporté le prix de la créativité et de l'innovation décerné lors des 10 ans de HDSI le 28 avril à Sèvres. C'est toute une assemblée que la jeune femme, émue, a touché lors d'un discours retracant les étapes et les sentiments qui ponctuent l'aventure de l'entrepreneuriat. "Viens jouer à la maison est un concept hybride qui propose aux habitants D'Asnières un nouveau système de crèche alliant garde d'enfants et ateliers ludoéducatifs. J'ai trois enfants, ce projet répondait en premier lieu à un besoin personnel, mais aussi à ceux de mon entourage. J'ai donc cherché à créer quelque chose autour de l'enfant qui soit à la fois culturel et accessible pour les parents comme pour les enfants. HDSI m'a aidée dans le financement de mon projet et m'a permis de rencontrer une personne qui m'a énormément aidée et soutenue. C'est bon de voir que des gens sont là pour vous aider. Les mots d'ordre de l'entrepreneur ? Passion, gout du challenge et débrouillardise." Viens jouer à la maison, ateliers ludo éducatifs pour enfants à Asnières. www.viensjoueralamaison.com |
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« Je rencontrais des difficultés au niveau de ma trésorerie et j’avais besoin de prendre du recul, d’avoir un regard plus objectif sur les perspectives de développement. HDSI m’a apporté une expertise financière, un appui technique et un soutien humain. Avec eux, j’ai relevé le défi de la création et du développement de ma structure d’insertion. Le tout est de savoir chercher les bons partenaires ! »
Présentez nous votre structure...
Envie 2E Ile de France est une entreprise d'insertion qui collecte et démantèle des Déchets d' Equipements Electriques et Electroniques (DEEE), activité support d'un retour l'emploi durable de personnes en difficultés. Implantée sur le site de Derichebourg Environnement / Revival à Gennevilliers, elle mène ses activités en partenariat étroit avec ce grand groupe industrielle dont elle partage certains marchés.
Pourquoi avoir choisi le secteur de l'ESS ?
Parce qu'il permet de mettre l'Economie au service de l'Homme et non pas l'Homme au service de l'Economie !
Quelle est la plus value sociale et/ou environnementale de votre projet ?
Sociale : nous contribuons à l'insertion socioprofessionnelle de personnes en difficultés
Environnementales : nous contribuons à une meilleure gestion et un meilleur recyclage de Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques.
Comment avez-vous rencontré HDSI ? Quelle a été la valeur ajoutée de cette rencontre ?
Par la DDTEFP des Hauts de Seine. Ca a été une valeur ajoutée pour la technique humaine et financière pour relever le défi de la création puis du développement rapide d'une entreprise d'insertion.
Quelles difficultés la rencontre avec HDSI a-t-elle permis de résoudre ?
Difficulté de trésorerie, 'isolement' parfois d'un dirigeant d'EI qui a la 'tête' dans le guidon au quotidien et a besoin qu'on le force à prendre du recul et à se projeter.
Si vous pouviez donner un conseil à quelqu'un qui se lance dans le secteur de l'ESS ?
Gérer son temps et son stress, chercher les bons partenaires (notamment par HDSI !), se considérer comme chanceux de travailler dans ce secteur !
Interview de Juliette Gatignon, Directrice Envie 2E IDF |
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Emeline Lautier a créée sa maison d'édition |
| Diantre Editions, la petite BD qui monte Diantre est une maison d'édition graphique. Nous publions des BD jeunesse et adulte et des romans graphiques. L'innovation de notre activité par rapport au marché existant, consiste certainement dans le principe de transversalité des genres : littérature, graphisme, designe, illustration, street culture, jeunesse, arts décoratifs et plastiques se mêlent pour créer des ouvrages à différents niveaux de lectures qui répondent aux nouvelles habitudes de consommation culturelle des français. J'ai rencontré HDSI par le biais d'Allocréation. Ils m'ont beaucoup aidée et ont fait levier auprès des banques pour m'aider à trouver des financements. La création d'entrepris est une aventure à la fois excitante, terrifiante et épanouissante. |
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