>> Témoignages Philippe Guilbaud, La Soupe aux cailloux
Philippe Guilbaud, La Soupe aux cailloux
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La soupe aux cailloux est une association qui présente une double activité : d’une part, un atelier de sensibilisation de cuisine, responsable et saine auprès des enfants et des centres sociaux ; d’autre part, une épicerie solidaire, bio et itinérante pour atteindre les quartiers de Nanterre qui ont peu d’offre commerciale de ce type.

Présentez-nous votre activité et expliquez comment s’inscrit-elle dans L’ESS ?

Notre épicerie est solidaire car nous pratiquons des prix proportionnels aux revenus des acheteurs. Nous sommes encore en phase expérimentale. Cette année, nous allons pouvoir développer l’activité car nous avons embauché un salarié à plein temps qui s’occupe de l’épicerie. La soupe aux cailloux est un projet inter-associatif issu de 3 associations : CEAN (Consommer Echanger Autrement à Nanterre), Crea’Monde (commerce équitable) et Nouvelles Voies. Nous avons réuni nos forces, partager nos réseaux et nos partenaires afin de donner vie à ce projet.

Racontez-nous votre parcours, qu’est-ce qui a fait de vous un entrepreneur de l’ESS ?
Je suis ingénieur de formation. J’ai débuté ma carrière en tant qu’Ingénieur dans les travaux publics, puis dans les bâtiments tout en étant essentiellement à mon compte. Puis, en 1996, par le biais d’un ami, je suis devenu bénévole dans un centre social. Cela a duré 3 ans et un jour un mécène privé m’a proposé de monter un projet associatif autour de la défense des droits qui est devenu Nouvelles Voies.  J’ai alors totalement arrêté mon activité d’ingénieur pour m’investir intégralement dans cette association.

Avez-vous rencontré des difficultés ?

La difficulté majeure (pour beaucoup d’entre nous) est la recherche de financement.  Nous avons obtenu un financement du Fonds social Européen (FSE)  un mois seulement après la création de l’association. Mais ce fonds n’a pas été que positif : certes, il nous a permis de nous lancer mais sans disposer de suite de trésorerie puisque nous n’avons toujours pas reçu le paiement. Il a fallu chercher des aides financières et grâce à notre réseau, nous en avons trouvé. En effet, effet il est nécessaire de disposer de fonds financiers pour ne pas se reposer uniquement sur du bénévolat et embaucher des salariés qui puissent  soutenir les bénévoles et faire vivre l’activité.
La seconde difficulté est la recherche de locaux. Pour l’instant ils nous ont été prêtés. Mais nous allons bientôt déménager. Nous sommes sur plusieurs pistes…

Comment avez-vous rencontré HDSI ? Quelles ont été les aides accordées par HDSI ?
Nous avons connu Hauts-de-Seine Initiative par le Biais de France Active dans le cadre du premier DLA de Nouvelles Voies en 2006. Aujourd’hui, nous en sommes au 4ème !
Pour La Soupe aux Cailloux, nous avons bénéficié d’un prêt relai à taux 0% sous forme de contrat d'apport associatif pour combler le retard du FSE.

Les projets à venir ?
Cette année, nous souhaitons développer l’épicerie solidaire à plus grande échelle.
Un autre projet plus difficile à mettre en œuvre, pour l’instant en attente : proposer une table d’hôte…

Si vous pouviez donner un conseil à un responsable associatif  pour réussir un projet qui s’inscrit dans le cadre de l’ESS ?
Ne surtout pas s’isoler ! Il ne faut pas hésiter à faire appel au réseau. C’est l’exemple même de la  création de La Soupe aux Cailloux. L’union fait la force !


Plus d'info : La soupe aux cailloux

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